" Le cutter est là, sur la table. Il m'envoie des signaux, il veut que je le prenne, que je m'en serve. Péniblement, je m'en détourne, j'essaie de résister. Mais il est là, bien présent. Alors je le regarde, pleine d'espoir. Peut-être que quelqu'un arrivera pour me sauver. Me sauver de cette tentation, de cette envie subite. Peut-être... Je regarde les horizons. Personne !! Le néant, le désert, pas âme qui vivent. Juste moi, et mon cutter. Rien d'autre. Je n'ai besoin de rien d'autre. De toute façon, les autre m'ignorent, et pire, ils s'en foutent carrément !!!
A quoi bon lutter. La vie est peut-être courte. De toute façon, plus vite j'en fini, mieux ça sera. Je prend le cutter. Il brille. Il sintille comme le soleil. COmme s'est beau... Magique. Pas comme mes derniers jours. On m'oublie, on me rabaisse, on m'insulte. Qui voudrait vivre ?? Je n'ai rien pour moi. Juste ma fierté, qui sans cesse, s'enfonce plus profondément dans la noirceur de mon coeur. Ce même coeur qui de jours en jours, devient de plus en plus noir. Rien pour me sauver... Pas une lumière. Si je m'ouvre la poitrine, peut-être y aura-t-il un rayon de soleil. Un rayon de lumière, pour mes derniers instants.
Je pourrais peut-être me suicider comme Roméo et Juliette. Sauf que mio, je n'ai pas d'aimé avec qui partagé ma douleur, ou mon coeur. Personne qui me donne le moral tous les jours. Personne qui m'écoute. Alors qu'une oreille suffirait. Juste une oreille...
Mais je parle trop... Cinq minutes... Cinq petites minutes que je joue avec ce cutter. Je joue avec, comme les autres jouent avec ma vie. Je n'y fais pas attention, et tamps pis si je me coupe. De toute façon, ça sicatrisera !! Peut importe la façon dont je me prends. Et a pire, quelques gouttes de sang frais tomberons sur le sol. Je n'en mourrais pas, n'est-ce pas ?? Peut importe...
Il pleut aujourd'hui. Tout va avec le moral. Pourquoi est-ce si dur de comprendre ?? Je crie ma douleur, je vous la montre en plein jour, je vous l'a dit, vous l'écrit, alots pourquoi ?? Pourquoi personne ne bouge ??? C'est tellement plus facile de faire semblant. Semblant de ne rien voir. Ou comme si...
Je m'étais même pas rendu compte. Le cutter est sur ma peau. Le métal froid, sur mon poignet gauche. Je ne peux pas. Un seul geste à faire. Un seul. Il suffit juste d'appuyer et de... Je ne veux pas. D'appuyer de de tirer contre soi. Rien de plus simple. Nooon. Je ne peux plus. Je ne veux plus résister. Je ne peux plus. Je suis fatiguée maintenant. Personne n'a voulu m'aider. Quand j'ai crié, elles se sont bouchés les oreilles. Quand j'ai fait signe, elles se sont détournées. Quand je me suis raccrochée à elles, elles sont partis. Quand j'ai demandé une réponse, elles n'ont rien dit. Tout est leur faute. Moi, je n'y peut rien.
Et puis soudain, une douleur dans le poignet. Un filet rouge se dessine. Le sang coule. Goutte après goutte. Elle n'ont pas voulu écouter. Elles sont parties. C'est leur faute. Pas la mienne. Elles n'vaient qu'à m'écouter. Je les avais avertis. Inconsciemment, je continue. Ce n'est plus un mais 6 filets. Je les vois tous. Ils sortent de moi. Comme ma peine. Mon désespoir. Ma haine. Ca fait tellement de bien.
Appaisée je m'effondre. Je leur ai laissé une lettre. Ils comprendront. Ils périront. Eux aussi. Elles aussi. Dans d'atroces souffrances. Ca, je l'espère. Puis le cycle recommencera. De toute façon, je ne meritais plus de vivre. Non. Et ça, je le sais depuis longtemps. Trop longtemps.
Je me vide de mon sang. Je le sang. Ce liquide chaud. Il sort de plus en plus vite. Dans quelques minutes, je m'effondrerai. Je disparaîtrai complètement. Les dernières minutes... Pour la première fois, je pense aux autres. A ceux que j'aime. Vraiment. Lui. Elles. Eux. Vous... Et pous la première fois, je regrette.
Ces regards incessants que je lui ai jetés. D'aiileurs, je l'attendrai toujours. Ces rires partagés, cette complicité. Leurs bonnes paroles, leur amour. Tout ce qui m'a aidé à tenir le coup jusqu'à maintenant. Tout ça. Grâce à eux. Mais à présent je ne veux plus. Plus me battre. J uste res pir er en p a ix. M ai s J e V e u x V i v r e... P o u r Tou j ou rs
"Je Vous Avais Dit Que J'étais Schizophrène...
Il M'arrive Aussi D'avoir Les Mots Trop Facile...^.^EtSiiJe TentaiisL'Impossiible ???